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Une envie de bonne heure

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23 juillet 2010

Une chambre à soi (suite, en do majeur...)

DSC05886Hier soir, je n'ai pas allumé l'ordinateur. Je n'avais pas vu les quelques commentaires écrits suite à mon billet qui déclarait mon besoin, celui d'une chambre à soi. Je suis heureuse aujourd'hui de les découvrir et de sentir que je suis en contact avec ces femmes que je lis, qui me lisent, une sorte de télépathie ancestrale? Je m'égare... (ou pas).

En me couchant, je me disais que peut-être, ce blog était justement devenu "ma chambre à moi" et que si mon mari ne vient pas le lire, ce n'est pas uniquement par manque de temps, car il est vrai qu'il a beaucoup de travail. Je pense que c'est, même si c'est de manière inconsciente, une façon de me laisser dans un espace qui est le mien, n'y venant que si il y est invité.  Lorsque j'ai écrit ce billet, j'avais en arrière pensée le livre de Virginia Woolf que je n'ai pas encore lu, mais ça ne saurait tarder... Il me semble avoir compris avant cette lecture, qu'elle ne revendique pas une féminité  opposée à l'homme. Plutôt un appel, une main tendue aux femmes à devenir elles-mêmes et à se nourrir les unes des autres, "incitant chaque femme à devenir héritière de ses soeurs, à tirer sa vie de la vie des inconnues qui furent ses devancières, ainsi que les hommes le font depuis toujours entre eux. (cit. Elaine Audet)." J'ai vraiment hâte de la lire! et ceci justifie pour moi, parfois dans le doute d'écrire un blog ouvert publiquement, que oui, cela a vraiment un sens d'être en contact de cette manière: confidences offertes sur une blogosphère publique. Le rapport à la femme me ramène aussi à mon séjour en Afrique, il y a dèjà.... 20 ans. Je vivais avec une famille de griots de tradition Mandingue, mon ami était percussionniste et élève d'un fabuleux joueur de djembé: Adama Dramé. Virtuose en la matière. J'avais appris avec eux les danses traditionnelles de cette culture si différente. Ainsi, lors de mon séjour, je pouvais aller quotidiennement aux fêtes pour lesquels Adama et ses musiciens jouaient, pour faire danser les femmes ou accompagner les chants superbes des femmes griots. J'ai d'abord observé, admiré aussi, l'amour qui se manifestait, à travers la danse, entre ces créatures féminines si belles, si puissantes, qui bien que souvent rivales dans leur quotidien, devenaient amies et aimantes les unes des autres, elles transpiraient de bonheur, je vous assure. J'en étais bouleversée.

CCI00001Puis, petit à petit, je me suis intégrée au groupe et j'ai dansé, et frappé des mains avec elles, beaucoup.  Chanté aussi. Ceci est inscrit dans mon corps à tout jamais.

Amies blogueuses, lectrices de blog, merci d'être présentes et de communiquer parfois votre soutien, votre envie d'être amies des femmes. Oups, si un homme passe par là, qu'il se sente bienvenu! Car, pour revenir à Virginia, tout comme elle, je cite (dans une chambre à soi): "Elle rêve d'être auteur qui écrit comme une femme, mais comme une femme qui a oublié qu'elle est une femme et qui, en tant qu'esprit androgyne, connaît cette délivrance majeure de penser aux choses en elles-mêmes..."

Quelques photos argentiques, eh non, le numérique n'existait pas..., de mon séjour en Afrique, en tradition mandingue

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Découvrez la playlist KOUYATE avec Lansine Kouyate, David Neerman

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22 juillet 2010

Une chambre à soi

DSC06966Que ce soit dit une fois pour toutes: la vie ici, comme elle est, n'est plus possible pour moi. J'ai besoin d'une "chambre à moi" d'un espace où personne ne viendrait m'interrompre dans ma rêverie, dans un travail que j'aimerais faire, que ce soit dessiner, écrire, coudre ou me reposer. Je ne me sens pas respectée: Entre qui veut quand il veut dans cette pièce où se trouve mes affaires, notre chambre est encombrée de linge, notre petite dort dans cet espace, les garçons occupent l'étage du haut, petit mais coquet, enfin, pourrait être coquet s'il ils voulaient bien maintenir un minimum d'ordre. C'est en bazard permanent, même si je l'ai souvent rangé et arrangé. La maison est trop petite pour tout ce monde. Lorsque j'écris sur cet ordinateur, sur ce blog par exemple, les êtres qui occupent cette maison, ou ceux de passage, me parlent, m'interrompent, font comme si cela n'avait pas d'importance. D'ailleurs, ce blog n'est pas lu, ni par ma famille, ni par mes proches...J'ai usé de pudeur jusqu'à ce jour, sachant que je pourrais être lue d'eux, je pensais qu'ils viendraient là, pour mieux me connaître. Il n'en est rien. Ils considèrent certainement ce blog comme mon bac à sable, mais pour moi, c'est devenu un endroit plus important que ce que j'aurais pu imaginer en l'ouvrant en mars dernier. Cela m'aide à me construire, à tisser cette colonne vertébrale qui faisait défaut à mon équilibre.  Je ne sais pas encore comment je vais pouvoir créer cette "zone interdite". Je n'ai pas les moyens d'aller louer un atelier ou une chambre à l'extérieur. Notre maison est encore en construction, bâtie sur un terrain magnifique, avec une vue splendide. Soit. Mais c'est devenu une prison pour moi, une cage dorée, parce que je ne suis pas respectée dans mes besoins. La mise au point est à faire, les comportements doivent changer. Les dialogues doivent s'établir vraiment, sinon, le navire va échouer, c'est certain. La coque est encore solide, mais il ne faut pas un coup de plus.

18 juillet 2010

Ballades d'été



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Il y a eu ce début de semaine, Elia un peu malade, fiévreux, et l'inquiétude qui en découle.

Il y a eu une jolie ballade le soir d'avant, les garçons dormaient dans leur cabane dans la forêt, et nous avons marché, avec Bianca, jusqu'à la nuit tombée

Il y a les chevaux, de retour de leur prairie, contents de retrouver les herbes autour de la maison

Il y a eu cette escapade en ville, les garçons m'ont bien aidée à choisir des lunettes. Nous avons regardé le monde sur un banc et mangé des glaces

Il y a eu cette petite fugue matinale. Délaissé les tâches de la maison, juste un instant de liberté qui a décalé fortement l'heure du déjeuner...

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Regarder les arbres, et le ciel et se sentir momentanément rassurée





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Il y a eu cette rencontre avec les chèvres

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Il y a cette belle relation avec ma fille

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C'est l'été!

Summertime, and the livin' is easy  Fish are jumpin'  and the cotton is high  Oh, your daddy's rich and your ma is good-lookin' So hush little baby, Don't you cry One of these mornings  you're gonna rise up singing Then you'll spread your wings and you'll take to the sky But 'til that morning, there ain't nothin' can harm you With Daddy and Mammy standin' by One of these mornings you're gonna rise up singing Then you'll spread your wings and you'll take to the sky But 'til that morning, there ain't nothin can harm you With Daddy and Mammy standin' by

Découvrez la playlist Summertime avec Billie Holiday

17 juillet 2010

ETAT D'AME...

DSC08257J'aimerais pouvoir jouer comme eux, oublier un peu le poids des tâches, retrouver l'insouciance, la paix lorsque, comme un petit enfant, seul l'instant présent compte.

J'aimerais retrouver l'innocence, celle de l'enfance, mais aussi celle des premiers instants où l'on tombe amoureux, à n'importe quel âge. J'aimerais être amoureuse, je n'y arrive pas. Je suis trop encombrée de larmes, larmes de colère, de tristesse, je sens qu'il me faudrait de la solitude pour tout lâcher, puis, revenir au bercail, et l'aimer tendrement. Je n'ai pas assez d'espace pour me retrouver.

J'hésite à partir demain en solitaire, voir cette exposition du peintre Bram Van Velde, et de son frère, je ne savais pas qu'il peignait aussi. J'aimerais beaucoup y aller, mais en légèreté. J'ai longtemps vécu seule, et l'idée de retrouver cet état me terrifie ce soir!  Y aller en famille me semble difficile, j'ai besoin d'être dans le silence pour cette visite.

Je vais aller cuisiner un peu, peut-être faire une promenade avec les enfants et Jean-Marc, et je déciderai demain sur un coup de tête d'y aller, ou pas, pas encore.  Cette exposition est un succès et joue les prolongations jusqu'au 2 août, ce qui me laisse le temps d'hésiter pour demain...Attendre un moment plus favorable peut-être, un esprit plus disponible, plus léger.

Ce soir, je pense aussi à Tiphaine, qui est maintenant en Inde, peut-être arrivée à Dharamsala...

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13 juillet 2010

Achillée Millefeuille

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Aussi loin que je me souvienne, je suis amie avec ces plantes sauvages, appelées communément "les simples". Ma mère me racontait que, lors des promenades familiales en montagne, je m'arrêtais pour  les admirer. J'ai retrouvé ce lien avec elles en 2005. Mon fils Elia était en traitement intensif depuis plus d'un an pour soigner la leucémie dont il souffrait.  Cela devenait difficile, pour lui, pour moi, de suivre ce protocole de chimiothérapie. La providence m'avait mis sur le chemin d'une très vieille dame  qui, plantée sur deux pieds solides, un visage rieur de 93 ans, se promenait avec vigueur dans la région à la recherche de toutes sortes de plantes. Une femme plus jeune l'accompagnait, vivant tour à tour un état d'amie, de chauffeur, d'élève, de fille avec son aînée. Un livre les accompagnait : "La Santé à la Pharmacie du Bon Dieu" de Maria Treben. C'est ainsi que commença ma cueillette: autour de chez nous, toutes les plantes conseillées pour les maladies du sang étaient présentes. Nous avons, Elia et moi, passé du temps à les cueillir, plus particulièrement l'achillée millefeuille et je me souviens que, rien que le fait de se pencher sur elles avait déjà un effet réparateur sur nous. Je sentais que nous communiquions avec une force "simple"  qui réparait nos séjours prolongés dans les espaces aseptisés du milieu hospitalier.

Le temps a passé, Elia a guéri, Bianca est arrivée, l'achillée millefeuille, plante du féminin par excellence, est particulièrement présente cette année.

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Découvrez la playlist Emiliana Torrini avec Emilíana Torrini

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8 juillet 2010

La blogo découvre son corps

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Nu - 1988, extrait de mon  dossier d'entrée à l'Ecole d'Art

C'est l'été, les êtres vivants de cette partie de l'hémisphère, plus particulièrement ceux de la blogo-sphère, parlent de leurs corps, qui s'étirent, se prélassent ou se mettent en mouvement sous le soleil ou caché de lui, à l'ombre des parasols ou dans les sous-bois, sous le ciel étoilé les âmes se mettent à rêver et même, risquer des souhaits.

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Modèle Doris, danseuse contemporaine, 1991

Il est question de ralentissement, chaleur oblige. Le solstice est passé et bien que le soleil soit vraiment de la partie, il y a un petit air de nostalgie qui pointe sur les billets ou dans mes rencontres. Plonger de tout son corps, de tout son coeur, dans cet espace où la splendeur terrestre exalte et sentir aussi l'éphémère de cette beauté, tel est le paradoxe. Vivre l'instant, accepter d'être cela, (que cela?) juste un être humain au coeur d'un univers qui nous fait valser sur des airs et des rythmes qu'il nous suffit d'accueillir, les savourer sans craindre le changement de musique qui arrivera à temps, au bon moment bien sûr!

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Modèle danseuse contemporaine - 1991-1993

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Modèle homme - 1992

Et encore, Doris la danseuse

 

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Extraits de mes dessins 1991-1993


 

Découvrez la playlist Boubacar Traoré avec Boubacar Traore

6 juillet 2010

ETE

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L'été, la chaleur, la moiteur
J'aime l'odeur du tilleul qui va embaumer la maison
Nous n'avons pas de projet particulier pour ces vacances
Nous avons besoin d'être dans un rythme, le nôtre

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5 juillet 2010

LIBELLULE

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Ce matin, j'ai trouvé une libellule à moitié noyée dans l'égouttoir, juste à côté de l'évier. Aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours ressenti le besoin de porter secours aux insectes et autres petites bêtes, de ne pas les laisser périr dans les méandres des maisons des humains. L'araignée au fond de la baignoire, la coccinelle sur les fenêtres, l'abeille ou la guêpe dans les assiettes et les tasses, perdues pour avoir cherché du sucre, même les mouches qui me dérangent dans mon sommeil, lorsque je les vois se débattre dans un verre d'eau, tous, sans exception,  je les emmène au grand air, et j'attends qu'ils se rétablissent.


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4 juillet 2010

7. LE VENT DANS LES CHEVEUX

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Juste un souffle,

les papillons sont plus nombreux cette année,

tous les matins, je les vois voler dans la maison.

Admirer l'aigle qui plane sur nos têtes,

le cheval au galop autour de la maison,

Le vent dans les cheveux, je respire

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Ces photos prises par Tiphaine en visite chez nous, juste avant de partir en Inde

Merci Tiphaine!

Natalie Merchant, à écouter avec ce billet...

2 juillet 2010

6. LE REGARD AIMANT ET APAISE

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C'était en 2007, j'étais enceinte de Bianca. Nous étions partis à la fin du mois d'août chercher le soleil, car cet été-là avait été "pou-rr-i". Au retour, Noé avait mal supporté le trajet sur le bateau, trop de soleil peut-être. L'arrivée à Nice à 19h00, il était fièvreux, nous ne pouvions pas continuer la route pour la Bourgogne dans ces conditions. Nous avions cherché un hébergement pas trop cher, trouvé cet hôtel familial, tenu par un couple sexagénaire épatant. Et comme cet endroit nous plaisait, qu'il nous restait un peu d'argent, nous avions décidé de rester une journée pour se reposer, puis une autre pour aller voir deux musées que je tenais particulièrement à visiter: Chagall et Matisse. Il faisait très chaud. Arrivés devant le musée Chagall, ce qui m'avait tout de suite frappée, c'était l'air réjoui des visiteurs à la sortie. On voyait dans leurs yeux, sur leur visage, dans tout leur corps, que quelque chose s'était passé. J'aimerais utiliser le mot espagnol "allegria" pour transcrire cette impression. A mon tour, dans les salles d'exposition, une joie toute particulière m'avait envahie. Je connaissais ce peintre par des reproductions et je n'avais pas d'attirance particulière pour son travail. Je suis maintenant une admiratrice inconditionnelle de son oeuvre. Puis nous étions montés quelques rues, sur les hauteurs de Nice, au milieu d'un jardin, le musée Matisse. Je n'étais plus assez disponible pour apprécier à sa juste valeur ce peintre que j'aime beaucoup. Habituellement,  je refuse le cumul des visites. J'aime pouvoir digérer et apprécier ce que j'ai capté d'une exposition, d'un film, d'une rencontre. Je savais qu'il ne me serait pas possible de revenir à Nice avant longtemps. Il fallait que je voie ce musée.  Je n'avais pas réussi à entrer en résonance avec les oeuvres, j'avais entraîné ma famille dans les couloirs et les salles, les enfants fatigués, nous avions décidé de quitter l'exposition pour regagner le grand air dans le parc. Juste avant de sortir, j'avais pris le temps de lire les citations de Matisse écrite sur des murs dans la dernière salle, capté et gardé en mémoire plus particulièrement celle-ci:

Je vais en ce moment tous les matins faire ma prière, le crayon à la main devant un grenadier couvert de fleurs à leurs divers degrés et je guette leur transformation, en fait je le fait non avec un esprit scientifique mais pénétré d'admiration pour l'oeuvre divine. N'est-ce pas une façon de prier? et je fais en sorte (au fond je ne fais rien moi-même, c'est Dieu qui conduit ma main) de rendre évident pour d'autres la tendresse de mon coeur.  (lettre d'Henri Matisse à Soeur Jacques Marie, Vence 20 juin 1945 in "Soeur Jacques Marie-Henri Matisse. La Chapele de Vence, correspondance, Grégoire Gardette, éditions Nice, 1992)

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Quelques traits,
je n'attends aucun résultat

juste entrer en résonnance avec ce qui m'entoure

le soleil chauffe mes doigts, mes épaules, mes jambes

je reprends le papier, le crayon, la trace


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Une envie de bonne heure
  • la bonne heure est chaque heure et que d'aucune heure on ne peut dire qu'elle n'est pas la bonne. C'est une bon(ne) heur(e) parce que je la soulève dans mes bras. Je la prends à moi. "N'oublie pas les chevaux écumants du passé" de Christiane Singer.
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