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Une envie de bonne heure

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12 octobre 2010

Je le jure...sur la tête de mon cheval

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C'était un dimanche d'octobre, ils avaient pris leur repas dominical, avant de prendre leurs montures pour aller galoper dans les prairies environnantes, les cheveux au vent. Le soir, ils étaient rentrés les joues roses et plein d'entrain, un repas les attendait au coin du feu...

Musique.... Tala ...... Talan.............
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Photographies pour illustrer que, je le jure
je dis la vérité, rien que la vérité, toute la vérité!

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En fait, j'ai stressé tout le matin pour réussir à ranger la maison, préparer un repas "à l'heure", des gâteaux faits maison pour le goûter que les enfants prendraient sans nous, avec une baby-sitter, manger rapidement pour aller préparer les chevaux, retrouver le matériel éparpillé dans le hangar après ces quelques mois TROIS années à ne pas pouvoir monter à cheval, partir à 15h30 au lieu de 14H00, d'abord à pied puis enfin monter sur les chevaux, puis devoir gérer l'excitation de nos montures lorsqu'elles sont arrivées à la hauteur de ce pré déserté par les brebis, remplacées par des chevaux qui voulaient surtout  attirer à eux nos compagnons, mince alors, nouveau ça.... Pourquoi il a tout quitté le berger pour aller rejoindre sa belle à Amsterdam?  Continuer, au pas, parce j'avais dit que non, aujourd'hui, pas question de galoper, puis trotter, puis finalement, allez, un grand galop pour les grand trouillards petit galop ridicule pour s'aperçevoir que c'est pas la grande forme physique. Un deuxième pour le plaisir. Mieux celui-là. Rentrer fatiguée avec un début de migraine, celle qui revient tous les mois.... Ranger le bazard, vérifier les affaires des grands pour le lendemain, le bain, préparer le repas. Des tâches habituelles mais trop lourdes ce soir-là. Voilà, ça fait deux jours que j'essaie de m'en remettre mais, en vérité, je le jure, elle était bien belle notre sortie d'automne!

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10 octobre 2010

Rêve ou Réalité

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Petite, je rêvais d'être une femme brune, libre et heureuse. Libre parce que légère et sereine.
Petite, je rêvais d'être cavalière, de parcourir des paysages somptueux, sur le dos d'un cheval qui serait mon ami.
Petite, je rêvais aussi d'être maman, de huit enfants, au moins.
Petite, je rêvais de contempler le monde, d'accorder mon temps au temps.
Petite, je rêvais de vivre avec un compagnon qui serait aussi mon ami.

Et puis j'ai grandi.

Je suis devenue une femme, brune pas si libre que ça, souvent prisonnière d'inquiétudes immenses, souffrant de solitude, éprouvant pourtant de temps à autres un fabuleux espace de liberté.

Je me suis approchée des chevaux, puis je suis tombée, gravement.  La peur m'a éloignée d'eux mais surtout, du monde des humains qui disent les aimer. Un chemin de traverse s'est offert à moi, pour rencontrer cet animal qui me faisait tant rêver, une approche différente et salutaire. Alors je suis devenue cavalière, pour de vrai. Celle qui fait corps avec le cheval, qui n'a pas besoin de technique. Je pense gauche, mon cheval va à gauche, je pense accélération, il trotte, je pense joie et enthousiasme, il galope... Ce que je n'aurais jamais pu imaginer, c'est de pouvoir vivre avec eux. Ils sont là, autour de la maison et je crois bien que je suis devenue leur amie.

Puis je suis devenue maman, trois enfants et, peut-être en souvenir du chiffre huit que cette petite fille avait imaginé, il y a eu ces cinq fausses-couches, certaines avant les deux garçons, d'autres après. Un beau parcours de maternité quand même...

Enfin j'habite cette colline magique et j'ai la chance de contempler le monde et ses merveilles, d'autant plus que  j'en ai connu aussi l'autre face, l'obscure, celle que la petite fille n'aurait jamais pu imaginer. Je suis peut-être déjà née avec ce caractère que mes parents qualifieront plus tard de bohême, quand bien même il m'a bien fallu m'adapter et accepter d' évoluer dans ce milieu et cet univers bien cadré, puis adulte, vivre le stress des obligations, des horaires et d'activités bien loin de ce que je cherchais. Un jour, j'ai tout quitté pour vivre une temporalité plus proche de mon essence.

Et puis, par-dessus tout, je me suis mariée avec cet homme qui est aussi un ami et qui a bien voulu fonder cette famille avec moi, tout en sachant qu'il en avait déjà une, deux filles qui sont les grandes soeurs de nos trois enfants, à part entière.

Merci petite fille, d'avoir rêvé assez fort pour offrir cette belle réalité à la femme que je suis aujourd'hui!


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9 octobre 2010

EQUILIBRE?

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"Il faut allier la puissance du typhon

et le balancement du brin d'herbe."

                             Proverbe japonais



9 octobre 2010

VOIR?

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"Voir et voir sont deux choses différentes."
                                             Proverbe japonais



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8 octobre 2010

LE FACTEUR

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Pour les enfants, au fond de la boîte, au bout du chemin, c'est un trésor qui les attend à chaque fois: publicités, factures, lettres en tous genres, tout est bien. On y va à pied, juste après le déjeuner, il y aura forcément quelque chose à ramener. La pêche, pour Elia et Noé avant, pour Bianca maintenant, est à chaque fois miraculeuse.

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Je connais quelqu'un qui préfère envoyer des cartes, des lettres, qui refuse toute communication avec l'ordinateur. Il nous arrive de recevoir une enveloppe de lui et de ceux qui vivent avec, une lettre commune au moment de Noël ou un petit signe dans l'année, pour dire merci ou donner des nouvelles. C'est vrai que c'est un morceau de papier, c'est vrai qu'on peut le tenir dans la main, c'est vrai que parfois, si l'image est belle, on l'affiche quelque temps dans un lieu de la maison, c'est vrai que le vrai a quelque fois du bon.

T'as vu maman....Terre

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6 octobre 2010

Octobre Indien (2)

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Il y a eu ce repas pris au soleil. C'est Noé qui a eu la bonne idée de mettre les couverts sur la table dehors... Je n'avais pas remarqué ce matin qu'il faisait si chaud. Ici, l'automne est ma saison préférée. L'été, il y a trop de mouches, ou trop chaud, ou pas assez, enfin, toujours de quoi se plaindre. Ces derniers temps, nous avons alterné des feux dans la cheminée, et c'était bien, puis ce n'était pas suffisant, il a fallu la laisser pour allumer le poêle qui nous apporte plus de chaleur. Aujourd'hui, le soleil a pris le relais. C'est comme ça, c'est l'automne, d'un "claquement d'heures" on passe du froid au chaud, et je crois que j'aime absolument ces basculements qui me font mesurer l'Impermanence.

Il y a eu cette belle récolte de haricots et ces navets de Milan que Bianca et moi aussi avons mangés à pleines dents, sucrés et piquants. Un goûter exceptionnel!

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6 octobre 2010

Octobre Indien (1)

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Je me demande souvent quelles seraient mes journées sans elle....
J'avais tellement de projets avant elle...
Et puis elle est arrivée. Mes projets se sont écartés, se sont éclipsés, ont fondus, sont entrain de germer autrement, je ne sais pas. Une chose est sûre, pour ce temps présent, cette petite Bianca est un rayon de soleil permanent dans ma vie.

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5 octobre 2010

Promenade

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Si tu penses trop, marche

Si tu n'arrives pas à penser, marche

Si tu penses mal, marche encore

L'art de la marche

Pierre-Robert Helaine

Fondateur d'Arche

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4 octobre 2010

écouter le vent


 

1er essai de film sur mon appareil, un compact sans qualités. Très long pour charger le film sur Youtube, qualité d'image médiocre, j'ai hâte de pouvoir me procurer mon Nikon D90.

Se laisser faire      l'abeille ne se laisse pas déstabiliser par la force du vent         elle continue son travail    comme j'aimerais garder le cap         juste entendre le vent       oublier les mauvaises paroles            les mauvaises pensées         ne plus donner prise aux commérages, aux accusations familiales              comme une fleur dans le vent                mes racines bien ancrées, une tige souple mais solide              des pétales lumineux                           juste sentir le vent                oublier ce père               oublier ce père et ses calomnies                oublier cette mère qui cautionne                        oublier ce frère qui veut ignorer                         je continuerai mon silence                               à ce vent j'enverrai mes prières. celles qui demandent la paix, intérieure                      j'ai trouvé une nouvelle famille                 qui m'entend.                qui me regarde en vérité                  avec mes qualités et mes défauts            qui ne cherche pas à me briser pour se valoriser          Ecouter le vent

2 octobre 2010

COULEUR MOUTARDE

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Il était une fois, la dame des collines.
Il était une fois, la princesse des neiges.
Un jour, dame des collines, qui a toujours peur d'avoir froid, demanda à princesse des neiges quelques précieux conseils. "je ne peux rien vous conseiller pour l'hiver à venir, mais si vous le voulez, je veux bien vous tricoter quelque chose pour vous protéger, qui tiendra au chaud cette partie de votre corps qui abrite votre voix". Quelques  jours plus tard, la dame des collines eu la surprise de trouver dans la ruche qui se trouve au bout de son chemin et qui lui sert de boîtes aux lettres, une magnifique écharpe dont les couleurs chaudes entraient en résonance avec la beauté de l'automne.

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Cette écharpe a été tricotée par Princesse des Neiges dans une magnifique laine du Pérou, de chez Cascade Yards. J'en ai pris un écheveau de la même couleur moutarde pour tricoter  un béret ou un bonnet. Cette écharpe est douce et chaude. Je la trouve très belle...

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Une envie de bonne heure
  • la bonne heure est chaque heure et que d'aucune heure on ne peut dire qu'elle n'est pas la bonne. C'est une bon(ne) heur(e) parce que je la soulève dans mes bras. Je la prends à moi. "N'oublie pas les chevaux écumants du passé" de Christiane Singer.
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