Impasse 2

J'avais demandé à Lali de chercher une adresse, puisqu'elle vit sur le nouveau continent et, il me semble qu'elle travaille dans ou aime le monde des livres. Elle avait reçu un exemplaire du petit livre que je me faisais un plaisir d'offrir en cadeau pour les neuf mois du blog à trois lecteurs tirés au sort en décembre (dessins qui illustrent un conte "les trois cheveux d'or" de Clarissa Pinkola Estès). En fait, je voulais régulariser ma situation: j'avais fait imprimer ce livre de mon propre chef, juste un essai, qui m'avait plu, même si je rêve d'une meilleure qualité. Je voulais trouver un imprimeur, pour faire les choses, disons, plus professionnellement. Il fallait donc passer par la question des droits d'auteur. Lali m'a communiqué un lien, j'ai écrit vendredi soir... Réponse quasi immédiate.... Un administrateur? un secrétaire? un agent? en tous les cas un robot. A vrai dire, je comprends que Madame le Dr. Pinkola Estés fasse appel à ce genre de service. Ses écrits sont si inspirants, il y a certainement beaucoup de demandes autour de ses oeuvres, des créations que sais-je encore? J'aurais absolument accepté un refus de droits d'auteur, après que la personne ait bien voulu voir ce que j'avais fait, éventuellement (je rêve?) transmis ce petit livre que je me proposais d'envoyer à l'auteure, un peu comme l'enfant qui envoie un dessin à une personne qu'il affectionne. (et peut-être qu'elle ne l'aurait pas apprécié ou au contraire apprécié tout en refusant les droits d'auteur, mais au moins, un contact humain). Il est inutile d'imaginer quoi que ce soit puisque la porte est vérouillée, "toutes les licences pour les droits d'auteur sont occupées" m'a-t-on répondu. Vous n'avez pas le droit de publier quoi que ce soit, sous aucune forme (papier, internet) au risque d'être poursuivie judiciairement. Les histoires de Madame le Docteur Estés , en particulier "les trois cheveux d'or", appartiennent à sa famille...
Voici qui est triplement douloureux pour moi:
a) Je dois retirer ma publication et renoncer à ce petit livre "fait maison" mais avec le coeur et qui semblait transmettre quelque chose de précieux à ceux qui l'avaient entre leurs mains (j'ai insisté pour garder au moins ce que j'avais fait sur le blog, mais non, réponse nette: aucune publication Miss D....)
b) Il n'est pas possible d'entrer en matière, à savoir que mon ouvrage n'aura pas été consulté, vu, désapprouvé ou approuvé, apprécié peut-être, juste pour ce qu'il est, par l'auteure, avant d'être refusé, aucune adresse pour aller de l'avant (ils m'ont évoqué 40 éditeurs en contrat avec Mme Estés), aucune proposition qui me permette d'essayer de frapper à une porte, faire une tentative...
c) Ceci me ramène évidemment, une fois de plus, à cette souffrance d'être mise de côté 1) du clan, de la famille (évocation de la famille de Mme Estés, famille solidaire et unie, qui partage un patrimoine, ce qui fait défaut dans mon cas...). 2) des artistes (les licences de copyright sont déjà données à des artistes, des éditeurs, aucun moyen d'envisager les rejoindre).
Il me reste juste à digérer...
Je vais me renseigner sur les lois de l'édition pour voir si il y a "moyen de moyenner" quelque chose avec un éditeur français ou étranger, mais d'après les correspondances que j'ai eues hier soir avec l'agent américain, toute forme de collaboration est négative.
Suggestion?

Les messages que vous avez laissés après le précédent billet m'ont énormément touchée, même si, comme je le disais, il était bien question de continuer, malgré les doutes. Je suis entrain de répondre personnellement à chacun/une. Bon dimanche à tous!






















































































































