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Une envie de bonne heure
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19 mars 2011

Impasse 2

Trois_cheveux_d_Or

J'avais demandé à Lali de chercher une adresse, puisqu'elle vit sur le nouveau continent et, il me semble qu'elle travaille dans ou aime le monde des livres.  Elle avait  reçu un exemplaire du petit livre que je me faisais un plaisir d'offrir en cadeau pour les neuf mois du blog à trois lecteurs tirés au sort en décembre (dessins qui illustrent un conte "les trois cheveux d'or" de Clarissa Pinkola Estès). En fait, je voulais régulariser ma situation: j'avais fait imprimer ce livre de mon propre chef, juste un essai, qui m'avait plu, même si je rêve d'une meilleure qualité. Je voulais trouver un imprimeur, pour faire les choses, disons, plus professionnellement. Il fallait donc passer par la question des droits d'auteur. Lali m'a communiqué un lien, j'ai écrit vendredi soir... Réponse quasi immédiate.... Un administrateur? un secrétaire? un agent?  en tous les cas un robot. A vrai dire, je comprends que Madame le Dr. Pinkola Estés fasse appel à ce genre de service.  Ses écrits sont si inspirants, il y a certainement beaucoup de demandes autour de ses oeuvres, des créations que sais-je encore? J'aurais absolument accepté un refus de droits d'auteur, après que la personne ait bien voulu voir ce que j'avais fait, éventuellement (je rêve?) transmis ce petit livre que je me proposais d'envoyer à l'auteure, un peu comme l'enfant qui envoie un dessin à une personne qu'il affectionne. (et peut-être qu'elle ne l'aurait pas apprécié ou au contraire apprécié tout en refusant les droits d'auteur, mais au moins, un contact humain). Il est inutile d'imaginer quoi que ce soit puisque la porte est vérouillée, "toutes les licences pour les droits d'auteur sont occupées" m'a-t-on répondu. Vous n'avez pas le droit de publier quoi que ce soit, sous aucune forme (papier, internet) au risque d'être poursuivie judiciairement. Les histoires de Madame le Docteur Estés , en particulier "les trois cheveux d'or", appartiennent à sa famille...

Voici qui est triplement douloureux pour moi:

a) Je dois retirer ma publication et renoncer à ce petit livre "fait maison" mais avec le coeur et qui semblait transmettre quelque chose de précieux à ceux qui l'avaient entre leurs mains (j'ai insisté pour garder au moins ce que j'avais fait sur le blog, mais non, réponse nette: aucune publication Miss D....)

b) Il n'est pas possible d'entrer en matière, à savoir que mon ouvrage n'aura pas été consulté, vu, désapprouvé ou approuvé, apprécié peut-être, juste pour ce qu'il est, par l'auteure, avant d'être refusé, aucune adresse pour aller de l'avant (ils m'ont évoqué 40 éditeurs en contrat avec Mme Estés), aucune proposition qui me permette d'essayer  de frapper à une porte,  faire une tentative...

c) Ceci me ramène évidemment, une fois de plus, à cette souffrance d'être mise de côté   1) du clan, de la famille (évocation de la famille de Mme Estés, famille solidaire et unie,  qui partage un patrimoine, ce qui fait défaut dans mon cas...).    2) des artistes (les licences de copyright sont déjà données à des  artistes, des éditeurs, aucun moyen d'envisager les rejoindre).

Il me reste juste à digérer...

Je vais me renseigner sur les lois de l'édition pour voir si il y a "moyen de moyenner" quelque chose avec un éditeur français ou étranger, mais d'après les correspondances que j'ai eues hier soir avec l'agent américain, toute forme de collaboration est négative.

Suggestion?

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Les messages que vous avez laissés après le précédent billet m'ont énormément touchée, même si, comme je le disais, il était bien question de continuer, malgré les doutes. Je suis entrain de répondre personnellement à chacun/une. Bon dimanche à tous!

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12 février 2011

Sainte journée

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Il y a des instants, dans le quotidien, qui sont remplis de bien, de beau. Lorsque la tâche est acceptée joyeusement, alors tout se transforme. Ce qui semblait être une montagne à gravir devient terrain de jeu, ce qui pourrait être pénitentiel, donc enfermant, donc attristant, devient instant joyeux. Sentir l'odeur de la terre encore mouillée, étendre le linge fraîchement lavé, regarder la lumière du soleil sur les fibres, déguster chaque geste, même le plus commun. Sourire de cet hiver passé, se dire que ce n'était pas si difficile après tout. Entendre le chant des oiseaux et aussi les machines qui débardent dans la forêt alentour. Oublier le froid passé, se sentir réconciliée, comme deux amis qui se sourient après la dispute. Mais non, je ne me prends pas pour Thérèse, juste bien accordée ce jour-là.

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2 février 2011

Lumineux

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Pour l'anniversaire de monsieur bonneheure, né le jour de la chandeleur.

"Ce qui est passé a fui; ce que tu espères est absent; mais le présent est à toi."

                                                                                             Proverbe arabe.

Papa de cinq enfants (de 3 à 27 ans), patience naturelle, toujours souriant, toujours de bonne humeur (ou presque), travailleur marathonien (rythme régulier et longue distance), bienveillant pour autrui, optimiste et souvent rigolo, né pour être et rendre heureux, longue vie à toi!


Découvrez la playlist His birthday avec Martina Topley Bird

28 juin 2010

4. NE PLUS SE RETOURNER

ETRE A LA JUSTE PLACE

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....Ce texte parle d'une situation inconfortable dans ma vie...

J'avais besoin de l'évoquer avec discrétion ici

J'ai joué mon rôle. J'ai fini ma pièce. J'ai rejoint les coulisses. Maintenant, je sors au grand air. Le rôle qui m'a été attribué  et que j'avais accepté ne me convient plus. Je sors de la pièce, je ressens le vide que cela procure. Arrêter le jeu, même désagréable, me laisse momentanément au chômage, met peut-être la troupe en danger, mais je ne reprendrai pas mon costume, il était dès le départ trop étroit. Le metteur en scène, le costumier  et les acteurs diront que c'est parce que je suis devenue trop grosse. Que c'est de ma faute si la pièce est arrêtée. C'est évidemment plus facile pour eux de le formuler comme ça.  Ne plus se retourner, c'est accepter de bien regarder la situation, de reconnaître que ce que je ressens est juste, juste pour moi, c'est déjà beaucoup. Se voir dans le miroir et se sentir ridicule dans cet habit trop petit. Essayer de convaincre le reste de la troupe serait vain. Il ne me reste plus qu'à sortir de la scène, sans un mot. Les dialogues ne se font pas entre acteurs et spectateurs, en tous les cas, pas sur la scène. 

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Je me souviens de la séquence finale dans le téléfilm de Merlin, lorsqu'il se détourne de la reine Mab. Il quitte le rôle  pour lequel elle l'avait créé. Il se détourne de cette projection. Il arrête le combat et Mab se liquéfie.

9 février 2011

Un jour pour....

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Ce qui est difficile, lorsque la décision est prise de ranger, lorsque le travail est pris à bras le corps, lorsque, enfin, l'énergie est là pour s'en occuper, ce n'est pas de faire, mais plutôt de constater la quantité de papiers périmés, débris de vie, objets inutiles, livres jamais lus, achetés et rangés aussitôt, poussières accumulées, la liste est longue. Ce qui est navrant, c'est de savoir que ce n'est pas la première fois que ce travail s'impose, que peut-être il reviendra, je ferai tout pour qu'il ne revienne pas. La quantité de besoins, inutiles, puisque laissés à l'abandon dans la maison. Voilà, je suis à fond dans ma première résolution et du coup, j'ai un peu la migraine, mais ça va aller, si-si-si, j'insiste, ça va aller!

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La bonne nouvelle, et ça me donne des ailes, des vraies, des grandes,  c'est que nous allons partir aux prochaines vacances. Un ami nous prête un camping-car, ainsi nous pourrons aller au gré de nos envies, sans nous préoccuper de trouver un endroit pour dormir, notre envie depuis si longtemps de faire ainsi, d'être nomade, juste quelques jours, juste le temps de se remplir les yeux et le coeur de lumière, de couleurs, de visages différents, sur la route des mimosas certainement.

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Je vais envoyer une demande de réédition du petit livre (le livre du conte illustré), je voulais mettre ceci en "blog-it express" mais je n'arrive pas à installer ce truc-là, si quelqu'un pouvait m'expliquer "komment k'on fait," je veux bien le mode d'emploi... Pour ceux qui désirent un exemplaire, dites-le moi en commentaire ou au moyen de "contacter l'auteur", il sera à 10 euros, frais de port compris.

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Et pour finir, récréation du mercredi, une balade sur notre colline, Bianca qui grandit, avec ses frères, je ne me lasse pas de voir ces instants où un plus grand l'entoure, lui montre, l'initie, lui témoigne de la tendresse. C'est comme cela que j'envisage une fraterie, même si ce n'est pas ce que j'ai vécu enfant.DSC05998

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29 mars 2010

Pour commencer

Ce titre fait suite à une lecture d'un passage dans:

"N'oublie pas les chevaux écumants du passé" de Christiane Singer.

Je la cite ici parce que sa conception du bonheur me plaît, elle  correspond absolument à ce que j'essaie de faire dans ma vie d'à présent:
   
"Je ne crois pas que le bonheur soit quelque chose. Je crois qu'il n'est rien qu'on puisse appréhender et je soupçonne que, s'il n'est rien, c'est peut-être parce qu'il occupe tout l'espace.

Le jeune poisson de la légende hindoue qui demande "où est la mer? Tout le monde en parle et je ne l'ai jamais vue" nous offre la clé de la révélation. Si je cesse de demander "Où est le bonheur?", c'est par un semblable effet de renversement métaphysique: j'ai compris que j'y nageais, non pas compris avec l'intellect mais avec les écailles et les nageoires. J'ai compris que la bonne heure est chaque heure et que d'aucune heure on ne peut dire qu'elle n'est pas la bonne. (...)
Ainsi, aujourd'hui où la mélancolie me tient depuis l'aube, je sais que je vis un(e) bon(ne) heur(e) de mélancolie. Comme je pourrais vivre aussi un(e) bon(e) heur(e) d'agrément ou même un(e) bon(ne) heur(e) de maladie ou de deuil. C'est une bon(ne) heur(e) parce que je la soulève dans mes bras. Je la prends à moi.
Je ne la laisse pas à l'abandon. Je sais que, laissée à elle-même, elle garderait ce ton gris des matériaux de construction oubliés sur un chantier et pèserait des tonnes. C'est l'accueil que je lui fais qui la transforme.

      

C'est mon accueil qui en fait une bonne heure.


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4 avril 2010

SOLITUDE

La solitude, la bonne, celle qui permet de se rassembler.
L'absence des autres, pas celle qui isole, mais celle qui permet de se remplir à nouveau, une plénitude;

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 En anglais, c'est formidable, il y a deux mots qui expriment la solitude: SOLITUDE and LONELINESS;

Ces deux mots ne veulent pas dire la même chose, on le sent bien en les prononçant. C'est curieux comme la langue française, pourtant si belle, me paraît parfois plus pauvre que les autres.

LONELINESS, c'est l'isolement, c'est l'absence des autres mais aussi de soi.

C'est un sentiment que j'ai beaucoup éprouvé dans ma jeunesse, et plus particulièrement au milieu de grandes assemblées, ou lors d'invitations mondaines. Il m'arrive encore parfois de sentir cela, en présence de mes enfants et de mon mari. J'ai alors besoin de SOLITUDE. Dans le silence, je me reconnecte avec quelque chose d'essentiel.  Christ,  Allah, bouddha ? Cette lumière intérieure qui s'allume juste pour nous, qui nous éclaire en toute simplicité, et qui me permet ensuite de retourner vers les autres.

J'ai vécu cela, ces journées de Pâques. C'est chaque année pareil en cette période:  je vis un état douloureux d'isolement (Loneliness). Lorsque j'étais célibataire, et maintenant, en famille aussi. C'est le temps de Pâques et son jardin de "Gethsémani".  Je suis née le 4 avril, juste avant Pâques, je crois qu'il faisait plus chaud qu'aujourd'hui, le jour de ma naissance.

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4 juillet 2010

7. LE VENT DANS LES CHEVEUX

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Juste un souffle,

les papillons sont plus nombreux cette année,

tous les matins, je les vois voler dans la maison.

Admirer l'aigle qui plane sur nos têtes,

le cheval au galop autour de la maison,

Le vent dans les cheveux, je respire

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Ces photos prises par Tiphaine en visite chez nous, juste avant de partir en Inde

Merci Tiphaine!

Natalie Merchant, à écouter avec ce billet...

14 novembre 2010

Des auteurs, un parcours,

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Lali m'a envoyé un tag l'autre jour...

J'en profite pour parler en quelques mots de son blog, que je visite régulièrement et que j'apprécie . Lali est une passionnée de lecture et probablement de peinture. A chaque visite, je découvre des textes ou des images que je ne connaissais pas. Je ne sais pas comment elle fait pour récolter toutes ces merveilles, et je la remercie pour cette source permanente de culture, surtout pour une personne comme moi, qui vit isolée des villes. D'autres s'expriment aussi là-bas, car c'est un blog partagé... j'aime bien cette idée-là, même si parfois je m'y perds un peu.

Ainsi, le jeu consiste à donner 15 noms d'auteurs gravés dans notre mémoire, en 15 minutes. Pour avouer la vérité, j'aime lire mais ne le fais pas assez souvent. Je ne suis donc pas attachée particulièrement à un auteur dans le sens de connaître une oeuvre. J'ai  pensé raconter brièvement mon parcours à travers les 15 premiers écrits  revenus dans ce quart d'heure, jetés rapidement sur le papier et qui ont accompagné ma vie jusqu'ici. Ce n'est pas exactement la consigne, celle de donner des titres ni de se raconter, mais une liste sans récit est pour moi un peu...nue et j'aurais aimé en savoir plus en lisant celle des autres. Permettez-moi alors de me raconter encore un peu.

 

Voici, dans un ordre non chronologique, ainsi que sont ressortis de ma mémoire les 15 auteurs

 

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J'ai 32 ans. Je suis en errance dans ma vie. Je décide de partir découvrir Florence que je ne connais pas. Je n'étais jamais allée en Italie, même si j'avais beaucoup voyagé, bien que si proche d'accès de ma ville natale, ce pays m'était encore inconnu... Je prends avec moi ce livre qui m'a aidée à manger solitairement dans un restaurant le soir. Autour de moi, des familles, des couples, je suis seule, un peu gênée de l'être. Ce livre m'accompagne et me transporte durant tout le repas.

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Cet auteur dont le nom est connu de mes oreilles depuis si longtemps,pas encore lu... Honte à moi!  Demain, je le commande!

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Clarissa Pinkola Estès, Le Jardinier de l'Eden m'a permis d'accepter la chimiothérapie de mon fils Elia, soigné pour la leucémie lorsqu'il avait 5 ans. L'inacceptable est devenu presque une évidence...grâce au passage qui parle d'une tradition ancienne d'un pays de l'est qui consisterait à mettre le feu de façon savante sur des terrains fatigués, épuisés, en délimitant la zone à vivifier, ainsi la vie reprend de plus belle sur ces sols brûlés grâce notamment à la venue des oiseaux qui viennent y semer des graines de toutes espèces. Femme qui courent avec les loups, découvert en même temps, m'a permis de commencer à vivre ma féminité intérieurement, plus intensément, devenu à mes yeux la bible des femmes.

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Marie-Magdeleine Brumagne a prêté sa plume à la voix de Marie Métrailler, femme de caractère qui a marqué toute une population et quelques touristes (dont Marguerite Yourcenar qui préface le livre) venus visiter la vallée où est niché le petit village d'Evolène. Marie voulait redonner à travers l'artisanat ancestral du tissage une dignité aux femmes de cette région montagneuse où la vie était rude et dominée par une religion "punissive et moralisante". Marie, croyante et libre-penseuse, qui a dérangé l'ordre établi est emplie d'une sagesse universelle, ce petit village où passait déjà tous ses étés mon père avec sa professeur de piano et tous les musiciens venus d'un peu partout, de Montréal aussi... j'y ai moi aussi passé presque tous les étés de mon enfance, les sommets alentours qui m'ont forgées, la petite boutique que tenait Marie, avec ses tissages, je m'en souviens encore. Les auteures de ce livre m'ont permis et me permettent encore de re-contacter la part lumineuse de mon enfance.

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Italo Calvino, je ne sais pas pourquoi ce nom revient sans cesse, je ne me souviens plus de la lecture de ce Baron Perché, découvert autour de mes trente ans... A relire et redécouvrir, certainement...

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buzzati

 

Notre professeur de français au collège nous avait imposé cet auteur, ce titre. J'ai attendu le dernier soir avant l'interrogation pour le lire. J'étais paresseuse, démissionnaire, j'avais quinze ans... Je me souviens avoir été complètement emmenée, transportée, fascinée. La nuit fut courte mais j'étais si heureuse d'avoir pu lire passionnément un livre, sans une goutte d'ennui, une initiation je crois.

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J'avais 21 ans. Une angine blanche m'avait cloué au lit pour plusieurs jours, voire semaines. J'ai oublié la douleur et vécu un voyage inoubliable en alternant sommeil et lecture durant toute la maladie.
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Eté 2006. Elia était sur une bonne voie de guérison. Je retrouvais les plaisirs de la vie, une femme que je n'ai plus revu depuis m'avait conseillé cette auteure que j'ai aimée d'emblée. A la fermeture du livre, envie d'être ensemble, aussi!

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blixen

Mes trente ans
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J'avais seize ans. Mon amoureux était venu à mon chevet. Encore malade d'une angine! Il m'a lu ce livre qu'il aimait beaucoup, je me souviens avoir senti un vent de liberté

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Superbe mythologie d'une société matriarcale de  la région de Vancouver. Lu à 27 ans, pleuré pendant 4 jours après. Envie de le relire. Une merveille! Une véritable initiation à la beauté possible du matriarcat! Donne envie d'avoir une fille pour transmettre!

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tarkowsky

Un ami m'a conseillé d'aller voir ses films. Le cinéaste qui m'a le plus marquée. Puis il m'a offert ce livre. Je l'ai prêté, on ne me l'a jamais rendu. Il va falloir que je le rachète parce que c'est un indispensable pour les gens qui s'intéressent à l'image, pas de la technique bien sûr. Une pensée profonde sur la vie et le sens qu'il y a à faire des images, une pensée sur le temps aussi. Magnifique! Je comprends qu'elle aie "oublié" de me le rendre...

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A 20 ans

 

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En suivant un atelier d'écriture, j'avais 31 ans, elle nous expliquait le sens de l'"écriture blanche", pour l'illustrer, la première phrase et quelques pages de l'Etranger de Camus. Le lendemain, je le lisais d'un trait.

 

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rilke

 

J'étais en deuxième année d'école d'art, je doutais de tout, problèmes sentimentaux, une collègue venait de le lire, me l'avait vivement  conseillé. Lu d'un trait, m'a remis le "pied à l'étrier", redonné un sens à ma présence dans cette école. Je l'ai souvent offert par la suite.

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Et comme je suis désobéissante, j'ajoute un seixième à la liste...

Mary-Anna Barbey, une auteure que j'aime lire et qui m'a accompagnée sur le chemin de l'écriture, du temps de mes trente ans, un temps où l'obscurité était parfois trop lourde à supporter. L'écriture déployée dans ses ateliers était une véritable bouffée d'oxygène.

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Je ne pouvais tout de même pas oublier Christiane Singer,  je n'osais pas poser les premiers mots, les siens ont donné l'élan pour l'ouverture de ce blog

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MERCI LALI!

J'étais étonnée que tu m'aies proposé de jouer.
J'ai beaucoup aimé!

Je propose à d'autres de le faire, laissez ici vos 15 (17 ici, je ne sais vraiment pas être raisonnable) auteurs en 15 minutes, ou faites-le sur votre blog.  Je demande plus particulièrement à

Madame Mim

My 18 stripes

Parce que je sais que ce sont des dévoreuses de bouquins!

28 février 2011

Morphée

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Post edit: ce billet a été publié le 2 mars. Changé la date pour garder une suite chronologique pour "la route des mimosas 1-2-3

C'est une blogueuse que j'aime visiter, parce qu'elle me fait souvent rire... L'autre jour, par exemple, elle racontait le moment où elle est allée se coucher, épuisée apparemment, demandant à son compagnon d'aller lui chercher un vêtement qu'elle avait oublié à la salle de bain, une polaire rouge qui nous a bien fait rigoler (franchement, une polaire rouge! il y a mieux non?), un joli billet accompagné d'une chanson en images, celui d'une chanteuse toute en sensualité, soie et perles, déambulant autour d'un personnage masculin pour le moins dénudé, tout un programme... 

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Enfin, suite aux commentaires que nous lui avons laissés, elle a décidé de nous mettre à l'épreuve: dites-moi comment vous dormez, quels sont vos rituels, vêtements, qui vous aident à vous abandonner aux bras de Morphée, demandait-elle, si gentiment, que bon, je m'y mets, j'en dévoile un petit bout, tout petit hein...

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Impossible de me coucher sans passer par la salle de bain. "Démaquillage, toilettage et brossage de dents" sont indispensable à mon sommeil, même lorsque je suis très très fatiguée. Ensuite, il faut absolument que mes pieds soient au chaud. En général, je blottis les miens contre ceux de mon mari mais comme nous ne nous couchons pas toujours aux mêmes heures, j'ai parfois recours à une petite bouillotte. Si mes pieds sont froids, je ne dors pas bien.

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Et puis, pour remplacer ma polaire rouge d'il y a quelques années (eh oui, j'en avais une moi aussi...) j'ai trouvé une sorte de gilet poncho, acheté un jour d'octobre, pas cher mais je l'ai détesté en arrivant chez moi. Comme j'avais perdu le ticket de caisse, je ne pouvais pas le rapporter pour un échange. Je l'ai laissé quelques mois dans mon armoire et j'ai découvert par la suite que, avec  sa petite bordure toute douce en poils de lapin, il était parfait pour protéger ma nuque et mes épaules, par dessus un vêtement lèger en coton qui lui, doit me protèger les reins. Nuque au chaud, reins couverts, pieds cajolés, voici, en résumé les rituels de mon coucher.

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Ouf! c'est fait.

Les autres dormeuses sont ici.

 


28 janvier 2011

+ + = +

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J'ai reçu une invitation pour 4 résolutions. Je ne suis pas très forte pour tenir des objectifs de ce genre, surtout en ce moment de ma vie où j'apprends surtout à accepter et prendre les choses telles qu'elles se présentent. Pourtant, ne serait-ce que pour l'exercice de poser les mots justes, cibler les quatre points essentiels que j'aimerais changer pour les mois à venir, je me prête volontiers au jeu. Ce mot est porteur de plusieurs significations: la résolution d'un problème, on parle également de résolution pour exprimer le "relâchement" d'une tension musculaire, la résolution de la neige en eau ou de l'eau en vapeur; en musique, la résolution d'une dissonance, la résolution d'un contrat etc. Cela fait plusieurs jours que j'y pense, je réalise qu'il y a beaucoup de points dans ma vie qui stagnent et qui demandent à être mis en mouvement. Je suis un peu comme ce tournesol gorgé de graines, voyons ce qu'elles contiennent et qui sait, en en laissant tomber quelques unes, en les inscrivant noir sur blanc, j'ai peut-être une chance de voir pousser de beaux soleils au courant de l'été?

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Voilà qui va paraître très ennuyeux, mais j'insiste sur ce "désordre qui me dérange". Tout bien réfléchi, il ne s'agit pas d'être une femme de logis exemplaire ni d'être un modèle pour un magazine de décoration. Notre maison est en désordre par endroits, propre malgré tout, mais surtout, ce qui m'étouffe, c'est de ne pas trouver ce que je cherche lorsque j'en ai besoin. Ceci crée une inertie dans mon quotidien, la moindre action créative devient une "montagne, de plomb" alors que je l'aimerais "plume". Ma première résolution est de suivre à la lettre cette règle entendue de la bouche d'une ancienne dont la maison était (un peu trop) rangée: une place pour chaque chose, chaque chose à sa place. J'ai déjà commencé ce travail hier, tout en lenteur, mais assurément. Une étagère est vidée pour y installer tout mon matériel de peinture ainsi que mes livres de peintres favoris. Un coin dans la sous-pente a été dégagé pour ranger mes affaires de couture, mes laines. Ainsi, lorsqu'une envie me prendra de dessiner ou coudre, il ne faudra pas commencer par chercher les choses pendant une heure.

Ma première résolution est donc: + de rigueur pour + de sérénité

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Je ne regrette pas d'être entrée dans le monde de la blogosphère, non. Mais par contre, je passe trop de temps à admirer ce que les autres créent. Cela pourrait presque me couper les ailes. Des idées, j'en ai et depuis longtemps mais comme le disait mon professeur de peinture, celui qui faisait frémir de peur toute l'académie par son exigence (mais il avait souvent raison), "des oeuvres, dans ma tête, j'en ai des milliers, mais concrètement, des réalisées, pas beaucoup. Au travail!". De mon côté, il en va pour les tissus qui forment une jolie pile de robes, blouses, sarouels, broches, jupes, que sais-je encore, le même tissu a déjà eu des centaines de coupe et n'a jamais été coupé. C'est une façon de laisser la porte toujours ouverte, mais du coup, aucune satisfaction ni progression dans l'apprentissage de la matière. Pareil pour les laines. Pour les peintures, c'est différent: j'ai besoin de solitude absolue pour dessiner ou peindre. Ma petite Bianca va avoir 3 ans en mars, je profite des derniers temps de cette petite enfance. Je sais que, lorsque tous mes enfants seront à l'école, le crayon s'agitera sur le papier, l'encre coulera sur les fibres de toutes sortes, les couleurs jailliront des tubes qui dorment sur l'étagère que je viens d'organiser. Patience, patience... Pourtant, je pense qu'il est temps pour moi de faire un effort pour agir plus et rêver moins.

ma deuxième résolution: + de passage à l'acte pour + de création


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Nous nous sommes connus il y a 14 ans maintenant. Nous avons vécu des moments magiques à parcourir les collines sauvages que nous habitons. Des balades à cheval, sans horaire, des sorties au cinéma, je me souviens aussi de notre première escapade sur les hauteurs d'une montagne en Suisse où la neige scintillante nous attendait en plein mois de juin. Je crois bien que c'est à cet endroit que nous nous sommes unis dans un projet de mariage, d'enfants, de vie à deux et en famille. Nous venions de nous connaître mais nous savions déjà que nous pourrions faire un long chemin ensemble. Une liberté, une sérénité, une énergie formidable. Puis le temps a passé, le quotidien et son lot de soucis, construire une maison, accompagner l'adolescence de ses filles, mettre au monde nos enfants. Nous accordons peu de temps pour notre couple. Les jours où nous étions si proches, corps et âme me semble un peu lointain, même si je sais que notre amour est bien là, je crois qu'il est temps pour nous d'accorder du temps à notre relation à deux. Il faudra bien sûr s'organiser, avec une baby-sitter, des horaires, il y en aura, mais se réserver un espace régulier pour des sorties, balades, cinémas, loin de la maison et des enfants.

Ma Troisième résolution: + de temps à 2 pour + d'unité

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Je suis née dans une ville, au bord du lac léman. Citadine mais aussi montagnarde car, depuis petite, nous partions l'été pour escalader les sommets environnants et l'hiver, dévaler les pistes enneigées ou monter en peau de phoque. Adolescente, il y a eu le sport à l'école, puis adulte, une passion pour la danse, le yoga et un besoin d'harmoniser mon corps pour ne pas exploser de l'intérieur. Je marchais beaucoup car je n'avais pas de voiture. Je me rendais à pied à mon travail ou à la gare, une ville toute en pentes, un appartement au quatrième sans ascenseur, de quoi se faire un physique bien entraîné. Depuis que j'habite sur la colline et surtout, depuis que je suis maman, je ne fais presque plus rien avec mon corps. Je crois que si j'attends encore, il sera trop tard pour retrouver souplesse, harmonie et tonicité.

Ma quatrième résolution: m'occuper de mon corps.... pour que mon âme ait envie de rester.

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Merci Brizou, pour l'invitation...
Je vous conseille vivement cet exercice!

26 janvier 2011

Tous en choeur!

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Une pause obligatoire sur "une envie de bonne heure". Une gastro familiale, du tonnerre! D'abord Jean-Marc, puis ce fut mon tour, puis Bianca, Elia et Noé. Je suis restée 24 heures à dormir presque sans interruption, j'ai laissé mon homme s'occuper de TOUT hier. Comme un bébé sous la couette, je me suis laissée aller complètement dans le bonheur du sommeil.

POST EDIT

Merci pour tous vos messages de soutien... Lorsqu'on est malade, ça fait du bien, des pensées amicales. "A plats", mais en bonne voie de guérison.

14 décembre 2010

A plein poumon

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Il faisait très froid, et, malgré un gros rhume, un état grippal, nous sommes sorties voir ce beau soleil, c'était hier, un vent glacial, pourtant, quel bonheur d'être dehors! Jouer un peu avec l'eau de la petite fontaine, avec un bout de bois, marcher autour de la maison, surtout, sentir l'air au fond des poumons. A dire la vérité, je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout dans le coup de Noël, en tous les cas pas celui annoncé dans les magasins, sur les blogs, partout des images de sapin et de menus gras et débordants. Je me sens dans un profond recueillement avec moi-même, avec la nature environnante. J'avance doucement vers le solstice d'hiver, je fais du ménage en moi, je prends de la distance avec ce qui m'a perturbée tout au long de l'année, pour le moment, je suis en inventaire. Le sapin, les boules et les décorations sont encore de trop dans mon quotidien. Personne ne les réclame ici, ça tombe bien!

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12 décembre 2010

3ème dimanche de l'Avent: l'allègement

J'allume la troisième bougie...

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A la fin de l'histoire
la vieille arrache trois cheveux d'or, qu'elle jette sur le sol

Parfois, dans les projets, les idées, les créations, les choses de notre vie, il y a peut-être du "trop". La chevelure ici, nous explique l'auteure, "est le symbole de la pensée, issue de la tête. Le geste d'ôter quelques cheveux au petit garçon l'allège, d'une certaine manière, le fait briller encore plus. De même une idée, une entreprise fatiguées peuvent briller plus si vous leur ôtez un peu de substance, comme le sculpteur qui taille un peu plus dans le marbre pour mieux révéler une forme cachée en dessous."

Dans une oeuvre d'art, une création comme dans la vie, il est parfois difficile de reconnaître le superflu, le "trop plein" le "trop dit". Savoir reconnaître ses besoins, un allègement nécessaire pour que le projet advienne, devienne, vive et brille. Prendre le temps d'observer, renifler, écouter, sentir, goûter. Cette concentration fait appel à tous nos sens y compris l'intuition. (...) Si vous êtes déconcentrées, asseyez-vous calmement; Prenez l'idée et bercez-la. Ne gardez pas tout d'elle, jetez-en un peu et elle se régénérera.

Il n'est besoin de rien d'autre.

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16 novembre 2010

L'urgent et l'essentiel

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Levée ce matin, quelques minutes pour dire bonjour aux garçons et vérifier que tout va bien. Couchée ce matin, quelques heures, parce que je suis fatiguée et que Bianca m'a entraînée dans son sommeil. Oui, je sais, "ça" ne se fait pas, parce qu'il y aurait tellement mieux à faire!

C'est comme ça en ce moment. Il y a ces papiers importants et urgents à porter à la sécurité sociale, un basculement à faire du régime des salariés à celui des indépendants, il y a cette maison à ranger, ces peintures de portes, d'encadrements de fenêtres, de chaises à terminer, il y a les chambres des garçons à ranger, il y a ces tonnes de papiers à trier, voir si il n'y a pas quelque chose qui se serait perdu dans la masse, il y a cette robe qui demande juste un petit ourlet et une couture pour être terminée et portée, mais mon essentiel aujourd'hui, c'était la couette, parce que j'en ai besoin, parce qu'un jour, Bianca sera grande et ira à l'école, parce que j'aime la tranquilité matinale propice à un bon repos, parce que.... c'est peut-être en acceptant de perdre son temps que finalement on le gagne.

Bonne journée! Le soleil est revenu...

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6 novembre 2010

Ouvrez la porte aux oiseaux

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Un instant de silence dans la maison.

Il est sorti avec Bianca, le grand est au tennis, le deuxième est là-haut, c'est un enfant calme, qui a besoin d'être tranquille, comme moi. J'ai pensé que j'irai dormir un peu, parce que je suis si fatiguée. Je suis venue écrire ce petit mot, une petite trace laissée pour se souvenir que j'ai besoin de ces instants de solitude, me rassembler. Je ne sais pas si cela intéressera les rares visiteurs'euses qui viennent se promener ici. Je n'arrive toujours pas à comprendre ce phénomène, celui d'avoir un blog qui est ouvert à un public majoritairement d'inconnu(e)s. Je ne sais pas pourquoi certains viennent puis plus du tout. Je vois que d'autres endroits semblent interpeller des foules, quoi qu'elles fassent, quoi qu'elles disent, elles ont définitivement acquis la sympathie, l'empathie. C'est comme ça. Ici, je vais continuer encore un peu, parce qu'il est important de laisser cette trace, ne serait-ce que pour ne pas me perdre de vue.  Je suis heureuse lorsque je vois un oiseau voler dans le ciel, gris ou bleu, je m'en fiche, puisqu'il vole, lorsque je sens une odeur de terre mouillée, lorsque ma petite s'endort blottie dans mes bras, lorsque je regarde un arbre. Je ne suis pas certaine d'être heureuse avec  les humains, j'ai de la peine à vivre la relation en ce moment... C'est sûrement un mauvais passage. J'ai envie de dessiner à nouveau, je gribouille un peu, une minute par çi, une minute par là. Ma vie est toute éparpillée, maman débordée de tâches qu'elle voudrait voir disparaître à tout jamais, maman qui cousote, trico-cote, dessinnote, écrivote. J'ai trouvé plusieurs adresses pour aller danser la salsa et le tango. Nous irons ensemble, il en a très envie aussi. Danser avec les autres, un dialogue sans paroles,  plus que le corps, les yeux, la musique. Voilà quelques envies, quelques rêveries.

Bon week-end!

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28 septembre 2010

Baptême de blog

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J'ai eu une envie de changement. J'ai failli ouvrir un nouveau blog. Je me disais que ce titre "une envie de bonne heure" ne me correspondait plus. J'ai pensé à "poussière d'étoile" à "dessine-moi un silence" à "soleil d'hiver" à "neige au printemps" à "Entre ciel et terre" à "ondine sur l'eau" à "racine céleste".

Poussière d'étoile existe, il y en a deux. Pour moi, ce titre est lumineux, pour Jean-Marc, il fait penser à la mort.
Dessine-moi un silence ne sera jamais aussi beau que "les contours du silence" qui existe déjà, très beau blog...
Soleil d'hiver, c'est ennuyeux comme tout
Neige au printemps, bof
Entre ciel et terre, du déjà vu, entendu, turlututu
Ondine sur l'eau, en hommage à ma grand-mère que je n'ai pas connue, je le garde au chaud celui-là, on verra...
Racine céleste, mon premier blog que j'ai ouvert il y a deux ans sur Blogspot, aussitôt fermé, sans même avoir écrit une ligne.

J'en ai conclu que, pour l'instant, "une envie de bonne heure" est, sera et reste encore un peu, le temps d'explorer ce que sont ces heures qui composent ma vie. Suggestion?

17 septembre 2010

UN SILENCE DE PLOMB (1)

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J'ai de la peine à savoir où je me situe, parfois dans la vie, en ce moment c'est surtout cette blogosphère qui pose question...Je suis certaine d'avoir envie d'écrire ici. Pas une envie, un besoin. Parfois pourtant, la peur me gagne. Pas celle de la page blanche, parce que j'ai tellement de mots qui se bousculent au bout de mes doigts. C'est plutôt celle de dire vraiment. Me dire.  Les mots se posent, parfois maladroitement, je les corrige après coup, même publiés. La courbe des visiteurs continue à se faire, se défaire, se refaire. Que viennent-ils/elles chercher ou trouver? Beaucoup de silence ici, non pas que je recherche particulièrement des commentaires, peut-être inutiles. Je ne cherche rien d'ailleurs. J'ai juste besoin de laisser une trace de ma vie, pour qui? un dialogue avec le Silence...(?)

Il vaut mieux vivre imparfaitement sa propre destinée que vivre en imitant la vie de quelqu'un d'autre à perfection... Tiré de La Bhagavad-Gita, texte yogique de l'Inde ancienne.
 

26 août 2010

L'imperfection de la vie

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C'est curieux, ce film qui raconte une histoire à priori triste, m'a donné un élan formidable. Il montre l'absence de ce mari qui meurt. Il montre cette famille qui essaie de continuer à vivre. Il montre cette femme qui n'a plus envie de se lever, de manger, qui arrive à peine à s'occuper de ses enfants dans les semaines qui suivent la mort de cet homme qui lui manque tant. Il montre l'imperfection de la vie. J'ai tendance à m'auto-dévaloriser, parce que je ne suis pas à l'image de ces femmes d'aujourd'hui, qui travaillent, font des enfants, cousent et tricotent et cuisinent comme leur grand-mère, leurs maisons prêtes à être photographiées pour un magazine de déco, se font belles pour sortir avec leur mari, voyagent et parfois même, font de la politique. Ma maison est souvent chaotique, il m'arrive d'être très gaie, il m'arrive aussi d'être complètement déprimée. Je peux être très présente et affectueuse avec mes enfants, mais parfois, je n'y arrive plus, je voudrais juste, à l'image de cette scène de Charlotte Gainsbourg jouant Dawn, laisser les humains, me coucher sur mon lit, pleurer, puis apercevoir la lumière du soleil qui traverse la fenêtre, comme elle me lever pour laisser les rayons caresser mon visage et sourire. Dawn est imparfaite, elle n'arrive plus à cuisiner ni faire les courses, elle montre à ses enfants sa vérité, ses limites.  Elle laisse la vie venir à elle, elle ne contrôle rien. Elle est Elle et donc tellement belle.

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25 août 2010

L'Arbre

Hier soir, nous avons réussi à faire une petite escapade, Jean-marc et moi, c'est rare car nous n'avons personne pour garder petite Bianca. Disons plutôt que nous ne sommes pas très organisés pour cela. Nous sommes partis au cinéma voir

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Madame zaza (le 16 août) en avait parlé sur son blog. J'avais vu un extrait, lu le sujet. J'avais si peur de pleurer tout au long de la séance. Madame zaza m'a assuré que le film, triste il est vrai, n'est pas larmoyant, qu'elle en était ressortie plutôt heureuse. Voilà, c'est fait, j'ai pleuré presque tout le film, des larmes très douces à l'image de ce film magnifique, tout en grâce.

Il s'agit d'un deuil.

Comme me l'a dit très justement Jean-marc à la sortie, lorsque nous avons réussi à parler, car nous étions un peu muets jusqu'à la voiture. "tout dépend comment tu abordes la question de la mort". Oui, c'est cela, tout dépend... Pour moi, la mort est une affaire compliquée. Je suis issue d'un milieu protestant non pratiquant. J'ai été exclue de l'enterrement de mon premier grand-père, puis de mon deuxième, ma chienne qui était malade, a été euthanasiée par le vétérinaire, la nuit, en urgence, alors que je dormais. Je n'ai pas pu voir son corps ni su où on l'emmenait une fois morte. Seif, mort dans ce lointain Yémen, sans que j'en aie eu la preuve... Lorsque mon beau-père est décédé après une semaine à l'hôpital suite à une attaque qui lui paralysait la jambe, le visage, je suis allée le voir au funérarium. Il semblait dormir, il avait retrouvé le visage que je lui connaissais avant son accident. Il était très beau. J'étais triste bien sûr, mais en même temps rassurée.  C'était ma première rencontre avec un corps mort. J'avais 39 ans...

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1 mai 2010

Anniversaire

"Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer" citation de Guillaume d'Orange

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Il y a un mois, j'ai ouvert ce blog.

Je vois, dans ma page d'accueil, que des visiteurs passent par là, et je trouve bien entendu ces visites troublantes d'une certaine manière, parce que je ne sais pas "qui" ils sont. Qui êtes-vous en fait, chers visiteurs? Curieux? Intéressés? Moqueurs? Indifférents?                                                                                          

J'ai moi-même tarder à donner un retour aux auteurs que j'allais visiter. J'ai mis du temps à réaliser qu'il peut y avoir un échange.

Voici un extrait d'une petite correspondance que j'ai eue avec une ancienne de la blogosphhère:

"Le monde des blogs reste un mystère pour moi et pourtant je le fréquente depuis 3 ans... Je me suis posée les mêmes questions que vous, assistant au passage de 500 personnes quotidiennement et ne recueillant qu'une poignée de commentaires... On a beau dire qu'on n'attend rien, il reste cette interrogation qui parfois dérange : est-ce que ce que je fais plaît ou non ? Bien sûr qu'on blogue pour soi au départ mais si on montre c'est aussi qu'il y a une attente secrète ou inconsciente et souvent non-contentée."

J'aime beaucoup écrire ces petits billets, organiser quelques photos, et puis les poster, envie de partager. Il y a encore beaucoup de progrès à faire dans ce lieu. Trouver les couleurs, les mots, être plus simple peut-être...

Visiteurs d'une seconde, d'une minute ou plus, soyez indulgents ou percutants, agaçés, amusés, mais si vous n'êtes pas indifférents, laissez une petite trace de votre passage.

 

19 décembre 2010

Quatrième dimanche de l'Avent: une boussole

J'allume la quatrième bougie

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Et je pense à cette autre réalité,  celle qui veut que l'Hémisphère Sud entrera bientôt dans sa  journée la plus longue alors que l'Hémisphère Nord se dirige vers le solstice d'hiver. Garder le cap, où que l'on soit, garder la perspective de l'autre pôle, de la différence, des contraires, d'être peut-être parfois déroutés.

10 janvier 2011

Comparaison

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Des mots sont posés sur les blogs, parfois rapidement, besoin de délester un poids, poser un peu de ce trop ou envie de partager un élan de vitalité, une joie, un instant de vie heureux, une réalisation créative, comme l'enfant qui vient montrer fièrement son dessin. Tous les jours dimanche a fait "couler beaucoup d'encre" ces derniers jours. L'auteure avouait sa difficulté, celle de ne pouvoir accepter pleinement le fait que son dernier bébé ne soit pas la fille espérée, même si, bien clairement, elle est folle dingue de son petit garçon âgé de quelques mois maintenant. Rien de bien grave, juste un aveu  très bien écrit, très beau, auquel, comme souvent sur son blog, ont pu s'identifier nombre de visiteuses. Mais où veux-tu en venir Christiane en parlant de cela? J'avais pris le parti de lire rapidement et en diagonale ce blog, il se trouve que cette intimité dévoilée, notamment au travers des enfants, mise en scène au quotidien, ne me convient plus, (et pourtant, j'aime lorsque les blogs disent l'intime) parce que c'est avant tout de l'écriture, que dans ce cas je préfèrerais finalement lire un roman, que que je reconnais vivre une addiction malsaine à ce "tous les jours", un peu comme ce phénomène des feuilletons télévisés (que fort heureusement, je ne regarde pas) qui parlent d'intimité et qui appellent à connaître la suite , et, puisque j'y retourne, et, afin de me protéger un peu,  de ne plus lire les commentaires parce que, tout simplement, l'admiration démesurée que portent les lectrices à l'auteur et parfois, le mépris violent que d'autres lui déclarent ne me font pas du bien. J'ai pris le temps de lire les réactions cette fois, un peu pour m'informer, ce qui m'a permis de poser un regard peut-être sociologique sur cette question de maternité jamais comblée. J'ai vu à quel point, lorsqu'il est question de comparer sa vie à celle d'une/un autre, cela devient douloureux. "Mon deuil"serait plus difficile, plus grand que le tien"? "Ma douleur de ne pouvoir être mère plus difficile à vivre que ton cinquième enfant pas comme imaginé"?. Etc. Et puis, finalement ces deux commentaires, si justes, si humbles, qui ne se comparent pas mais signalent quelque chose:

1) De mon point de vue, lire ton billet est très douloureux mais comme je l'ai écris à .x.x.x. l'autre jour, nous avons chacune nos histoires propres et nos préoccupations, n'est-ce pas Marion? Je ne peux pas me mettre à ta place, ni toi à la mienne.
Mais qu'est-ce exactement que la "vraie vie"???

2) il y a trois ans, quand j'attendais notre premier enfant, je voulais absolument une fille...à l'annonce d'un garçon, petit pincement au coeur.
Et puis ce garçon je l'aime tant que lors de ma seconde grossesse, je voulais absolument...un second garçon et j'ai vraiment eu un pincement au coeur à l'annonce d'une fille !!
et puis en septembre, mon compagnon est décédé...et jusqu'à la fin de ma vie il y aura ce pincement au coeur de ce troisième enfant que nous voulions et qui ne verra jamais le jour

La première, blogueuse que je visite régulièrement déjà, vit la douleur d'un enfant décédé jeune, l'exprime rarement, la deuxième, celle d'un mari tant aimé et qui meurt juste après la naissance de sa petite, magnifique bébé, je suis partie à la découverte de son blog. C'est sa vie, sa réalité, je ne vais pas me comparer, je sais, pour avoir vécu l'épreuve d'un fils gravement malade, que chacun reçoit la force nécessaire à vivre l'inacceptabe et pourtant... Je suis bouleversée. Et là, je n'ai pu qu'approuver, la comparaison parfois, est inévitable et je l'espère, bienfaisante.

Post-edit: je ne voulais pas créer la polémique. C'est fait, (et comme le dit si joliment mon fils Noé "le vers est dans la pomme...), j'ai pris un risque. Je n'enlève pas le billet pour le moment, mais j'y pense, car, comme le conte indien le disait si bien, je me sens libre de prendre ou pas... de garder, ou pas (même si, bien entendu, je ne suis pas une sage).

Lire deux fois avant de commenter. Merci.

26 novembre 2010

Il neige!

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Elle est arrivée!
Chez vous aussi?

Le matin, partie de luge avec Bianca, les garçons voulaient rester à la maison, je n'étais pas contre mais Jean-Marc lui, estimait qu'ils devaient y aller, à l'école. J'avais fait quelques photographies de notre matinée, le bonheur  de Bianca avec la luge, mais pour la première fois, je n'ai pas pu les récupérer dans l'appareil, j'avais oublié de mettre ma carte mémoire...

J'ai profité d'un temps de répis et de calme avec une longue sieste que ma petite  a bien voulu faire. Ainsi j'ai pu travailler sur l'ordinateur, un projet qui me tient à coeur et que j'ai fait passionnément tout l'après-midi. Au retour d'Elia et Noé, j'ai voulu le leur montrer, en une fraction de seconde, tout a disparu, évaporé, comme neige au soleil. Erreur de manipulation de ma part quand à la sauvegarde que j'avais effectuée. Il ne me reste plus qu'à recommencer.

Belle journée qui se voulait sans mémoire palpable.

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19 octobre 2010

J'aime 10X

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C'est la première fois qu'on me fait cette demande. J'ai vu parfois ce truc-là chez les autres....

Merci Madame Zaza de m'avoir proposé d'entrer dans le jeu!

 

LES DIX CHOSES QUE J'AIME:

LE FEU

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que ce soit dans la cheminée, dans le poêle, dehors un soir d'été, dans la nature lorsque les agriculteurs brûlent les broussailles  (lorsque ce n'est pas un incendie) et puis les feux d'artifice, de temps en temps

ETRE AU CONTACT DE LA CHALEUR D'UN ETRE VIVANT

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la chaleur d'un animal, mon cheval, mon chien, un chat, allaiter mes bébés, tenir un enfant dans mes bras, les bras de mon homme et aussi caler mes pieds dans ses mains chaudes et rassurantes.

GRIGNOTER ENTRE LES REPAS

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que ce soit  du chocolat noir, un mélange de fruits secs, du fromage de chèvre, un reste de dessert....je ne peux pas m'en empêcher. C'est peut-être à cause de cette manie que je n'arrive pas à perdre mes 8 kg de trop.

LES MATIERES

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1) la laine, pour la toucher, pour la regarder, pour la tricoter, j'en ai des tas en attente, trop d'envies pas assez de temps 2) les tissus qui m'inspirent des robes, des coussins, des rideaux, des milliers de créations sont dans ma tête, des tissus du Yémen, d'Afrique, d'Indonésie, d'Inde, de France, m'attendent depuis des années 3) les pigments 4) les papiers 5) les enduits à la chaux 6) les vêtements, chaussures, de belle qualité = problème de porte-monnaie ou frustration

DANSER

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j'ai suivi plein de cours de danse, d'abord petite, du classique, j'étais trop timide j'avais arrêté, repris ça à 20 ans, classique, claquettes, flamenco, danse contemporaine et danse traditionnelle africaine mandingue. J'aimerais recommencer, peut-être avec mon mari, du tango, ça me plairait vraiment! 

ALLER AU SPECTACLE

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cinéma, théâtre, danse. Depuis que j'habite sur la colline, je n'y vais presque jamais. Et pourtant, qu'est-ce que j'aimais ça lorsque j'étais citadine. Je crois que ça me permet de m'oublier pour mieux me retrouver après.

L'EAU

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1) nager dans une eau pas trop froide, la mer surtout. La dernière fois, c'était en Corse, j'étais enceinte de Bianca, je passais des heures dans l'eau, il y avait que là que j'étais bien. 2) rester longtemps sous la douche, faire couler l'eau sur ma nuque et ma tête, assise sur le bord de ma baignoire, côté angle vers le mur bien sûr 3) mettre mes mains dans l'eau, que ce soit pour la vaisselle, ou en promenade l'eau d'une rivière, d'un lac, d'un étang et si l'eau est chaude, mes pieds

APPRENDRE

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lire, comprendre, étudier un sujet, une nouvelle langue ou en approfondir une, un instrument de musique (j'ai arrêté parce que je n'ai pas le temps de m'y consacrer, je dois faire des choix).

CHANTER AVEC LES AUTRES

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Je trouve que  lorsque les humains se réunissent, c'est trop souvent pour manger et bavarder, souvent pour ne rien dire, j'aimerais côtoyer des humains qui ont le sens du "chanter ensemble". Peut-être faire partie d'une chorale...

UNE VRAIE RELATION

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  Echanger avec quelqu'un qui sait écouter, qui se raconte aussi,  une communion d'âme... C'est très rare.

 

J'aurais voulu dire aussi BLOGUER, aller en promenade chez toutes ces inconnues, ces inconnus qui partagent, qui créent, qui s'expriment, qui m'inspirent, qui me touchent, qui parfois m'écrivent et ça, ça fait vraiment du bien. Mais j'en avais déjà mis DIX. Alors STOP.

 

Peintures à 4 mains Bianca et Christiane

 

 

Parce que ce jeu m'a plu, j'aimerais proposer à d'autres de s'y prêter si elles en ont l'envie et le temps...

Je passe le bébé à

Madame Mim

Regarde voir

Ici et Maintenant

Princesse des Neiges

My18stripes

Nouschineandsons

Ma vie de Château


 

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Une envie de bonne heure
  • la bonne heure est chaque heure et que d'aucune heure on ne peut dire qu'elle n'est pas la bonne. C'est une bon(ne) heur(e) parce que je la soulève dans mes bras. Je la prends à moi. "N'oublie pas les chevaux écumants du passé" de Christiane Singer.
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