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Une envie de bonne heure

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29 mars 2011

Tourne, tourne, tourne...

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Je n'ai pas vu le temps passer...

J'ai parfois "le tournis" avec la vie qui passe et qui fait que tout change, se métamorphose ...

Je ne savais pas, au printemps 2007, que j'allais être à nouveau maman, certains auraient pu dire que ce n'était plus de mon âge, personne n'a osé. Peut-être aussi parce que tout le monde avait préféré, après la leucémie de notre fils Elia,  sa guérison toute fraîche, se réjouir avec nous de cette vie qui venait. Puis une échographiste nous a annoncé  déjà très tôt que, dans mon ventre qui avait porté la vie plusieurs fois (cinq fausses-couches, certaines avant, les autres après nos deux garçons) cet être qui grandissait en moi était une fille... Les larmes ont jailli, bien sûr! Un air d'opéra, en souvenir des deux concerts où j'ai découvert cet art "en vrai", une chanteuse sublime, Sandrine Carpentier. J'étais au premier rang dans cette chapelle où elle chantait, je suis tombée raide dingue amoureuse, de cette femme, de sa voix sublime, du chant lyrique et cette enfant qui dansait dans mon ventre... Une belle grossesse, j'aime tellement cet état, une naissance comme je les aime, sans aucun appareil médical, pas même un monitoring, parce que la sage-femme était, heureusement pour nous, trop occupée. Bianca est née dans la chambre,  je ne voulais plus quitter ce ballon qui me permettait de bouger naturellement, facilitant le travail extraordinaire qui est celui de mettre au monde un enfant:  elle est arrivée ainsi, sur cette sphère bleue, une petite Bianca qui déjà, aimait surprendre et surtout, rire et faire rire. Bianca dit tout le temps "mais si maman, c'est trop bien, c'est drôle, en prononçant le "d" comme un "g" et terminant sa phrase avec un immense éclat de rire!

Je la vois grandir, elle s'épanouit, elle m'enchante, nous sommes en vie,  il ne me reste plus qu'à remercier pour toute cette grâce offerte ...

même si, en ce moment, tout me fait un peu beaucoup peur...

alors j'écoute de l'opéra...

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Joyeux anniversaire, petite Bianca qui a  3 ans aujourd'hui!

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25 mars 2011

Danser dans le ciel

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Il y a des matins où, malgré le soleil, malgré les enfants qui vont bien, malgré les chantiers qui s'enchaînent  nous apportant ainsi la sécurité que l'entreprise "tourne", à l'intérieur de moi,  je sens bien que c'est tout embrouillé, tout ennuagé, tout perdu. Je mets plusieurs heures à éclaircir mon paysage intérieur. Certains hommes diront que c'est normal, les femmes fonctionnent par cycles et que, dans les "mauvais jours", il vaut mieux s'éloigner d'elles, attendre que cela passe. Je n'ai jamais trop quoi su répondre à ces propos, qui n'ont certainement pas le mérite de comprendre les pensées secrètes d'une femme. Peut-être que oui, les chutes d'hormones ont un effet sur le mental, mais je crois que ces états d'âme ne sont pas de cet ordre-là. Il m'arrive d'attendre le milieu de l'après-midi pour que l'état de grâce advienne enfin! Car c'est bien de cela qu'il s'agit: percevoir l'instant où tout se met en place, un accord parfait entre le monde extérieur et le monde intérieur. Hier après-midi, alors que mon quotidien se déroulait entre repas terminé, petite puce à entourer, linge à étendre dehors, une buse, au loin dans le ciel, a effectué sous mes yeux un ballet superbe qui m'a transportée dans une joie immense, je crois bien que je volais avec elle, elle a donné à ma journée le souffle qui lui manquait.

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25 mars 2011

Au bord de l'eau

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J'avais regardé ce manteau tout l'hiver,  à travers l'écran, et puis, en février, il était en promotion. J'ai craqué et je ne le regrette pas: il est tout doux et pour notre région qui reste fraîche au printemps, il est parfait. Il ira encore début d'hiver, voire plus, car il est astucieusement cousu, composé de deux pièces superposées, une merveille!  Ce week-end, la créatrice  nous dévoilera ses réalisations pour l'été. Cette femme est une fée qui transforme toutes les filles en princesse et même si je n'ai pas son savoir-faire, toucher et regarder ses ouvrages, fait artisanalement et avec amour,  donne vraiment l'envie de créer des vêtements maison, mais bon, pas certaine de les réaliser aussi bien alors      - oui Alexandra, tu as raison, donne vraiment envie de faire des bébés pour les voir encore plus beaux dans tes vêtements tout doux.

 

23 mars 2011

Parle avec eux

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Notre quotidien se déroule sur la colline, en duo solitaire, une maman et sa petite... Les garçons au collège, l'homme à son travail. Ces jours, nous avons retrouvé un rythme... qui nous laisse un temps conséquent l'après-midi pour nous balader.  Nous avons le choix: descendre d'abord, la montée au retour sera rude... ou commencer par monter sur cette route qui mène au village déserté, où se trouve la petite église et quelques maisons de villégiature.  Il faudra pour cet itinéraire passer devant le cimetière qui abrite des anciens, certains que j'ai connu à mon arrivée. Des plus jeunes aussi, une qui était une amie. Il y a également quelques parisiens  qui ont choisi d'être enseveli ici, parce qu'ils y avaient une résidence secondaire pendant la guerre, devenue résidence principale pour se cacher pendant ces années difficiles. Il y a ceux qui n'ont jamais réussi à vivre complètement sur la colline, ceux qui avaient deux vies, celle de la ville en hiver, puis celle enchanteresse ici, l'été, la fraîcheur des sous-bois, la splendeur du paysage, les étangs où se baigner.  A chaque fois, Bianca veut s'arrêter,  entrer, visiter ce cimetière, une sorte de rituel dans lequel elle m'entraîne. Une petite fille qui demande: c'est qui là? Qui demande à voir sous la pierre... à la fois respectueuse des lieux et joyeuse.

J'avais écrit ce billet la semaine dernière, je n'avais pas envie de le publier et puis aujourd'hui, en allant avec les trois enfants à notre bibliothèque municipale,  en roulant, j'ai entendu une émission sur France culture qui m'entraîne, m'autorise presque à  le faire, parler d'un cimetière...

  L'auteure invitée: Marie-Ange Guillaume pour le livre

"tout le cimetière en parle".

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Les états d’âme du jeune « opérateur funéraire » fraîchement embauché, venu présenter son catalogue de cercueils à sa cliente fraîchement orpheline de père. Le monsieur de 87 ans qui ne veut plus se laisser emmerder par son taux de cholestérol. Le fait divers sanglant chez le petit couple « sans histoire », comme on dit avant que la moquette soit repeinte en rouge. Le départ du chien et la détresse de son maître. La visite à l’amie dans son mouroir de luxe — on aurait voulu tout savoir d’elle, mais c’est trop tard et on parle météo. Le vieil homme magnifique à la vie si pleine, devenu la chose hospitalière d’une infirmière qui entre sans frapper. Le mortel qui veut durer et l’immortel qui se barbe : ça fait un partout…

La mort, sujet réputé antipathique, Marie-Ange Guillaume l’ausculte avec humour, colère parfois, larmes quand le chagrin déborde. Si bien que ce livre salutaire revigore le vivant — il est bon d’apprivoiser cette chose hostile et invivable, puisqu’elle nous pend au nez.

- Quatrième de couverture -

 

 

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21 mars 2011

Cabrioles!

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Je vous souhaîte un joyeux printemps!

 

 

 Sun is rising

On saturday

Voice is coming, from away

Poor people from around

Wait for the sun to come

(premières phrases de cette chanson tzigane... )

 

 

 

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19 mars 2011

Impasse 2

Trois_cheveux_d_Or

J'avais demandé à Lali de chercher une adresse, puisqu'elle vit sur le nouveau continent et, il me semble qu'elle travaille dans ou aime le monde des livres.  Elle avait  reçu un exemplaire du petit livre que je me faisais un plaisir d'offrir en cadeau pour les neuf mois du blog à trois lecteurs tirés au sort en décembre (dessins qui illustrent un conte "les trois cheveux d'or" de Clarissa Pinkola Estès). En fait, je voulais régulariser ma situation: j'avais fait imprimer ce livre de mon propre chef, juste un essai, qui m'avait plu, même si je rêve d'une meilleure qualité. Je voulais trouver un imprimeur, pour faire les choses, disons, plus professionnellement. Il fallait donc passer par la question des droits d'auteur. Lali m'a communiqué un lien, j'ai écrit vendredi soir... Réponse quasi immédiate.... Un administrateur? un secrétaire? un agent?  en tous les cas un robot. A vrai dire, je comprends que Madame le Dr. Pinkola Estés fasse appel à ce genre de service.  Ses écrits sont si inspirants, il y a certainement beaucoup de demandes autour de ses oeuvres, des créations que sais-je encore? J'aurais absolument accepté un refus de droits d'auteur, après que la personne ait bien voulu voir ce que j'avais fait, éventuellement (je rêve?) transmis ce petit livre que je me proposais d'envoyer à l'auteure, un peu comme l'enfant qui envoie un dessin à une personne qu'il affectionne. (et peut-être qu'elle ne l'aurait pas apprécié ou au contraire apprécié tout en refusant les droits d'auteur, mais au moins, un contact humain). Il est inutile d'imaginer quoi que ce soit puisque la porte est vérouillée, "toutes les licences pour les droits d'auteur sont occupées" m'a-t-on répondu. Vous n'avez pas le droit de publier quoi que ce soit, sous aucune forme (papier, internet) au risque d'être poursuivie judiciairement. Les histoires de Madame le Docteur Estés , en particulier "les trois cheveux d'or", appartiennent à sa famille...

Voici qui est triplement douloureux pour moi:

a) Je dois retirer ma publication et renoncer à ce petit livre "fait maison" mais avec le coeur et qui semblait transmettre quelque chose de précieux à ceux qui l'avaient entre leurs mains (j'ai insisté pour garder au moins ce que j'avais fait sur le blog, mais non, réponse nette: aucune publication Miss D....)

b) Il n'est pas possible d'entrer en matière, à savoir que mon ouvrage n'aura pas été consulté, vu, désapprouvé ou approuvé, apprécié peut-être, juste pour ce qu'il est, par l'auteure, avant d'être refusé, aucune adresse pour aller de l'avant (ils m'ont évoqué 40 éditeurs en contrat avec Mme Estés), aucune proposition qui me permette d'essayer  de frapper à une porte,  faire une tentative...

c) Ceci me ramène évidemment, une fois de plus, à cette souffrance d'être mise de côté   1) du clan, de la famille (évocation de la famille de Mme Estés, famille solidaire et unie,  qui partage un patrimoine, ce qui fait défaut dans mon cas...).    2) des artistes (les licences de copyright sont déjà données à des  artistes, des éditeurs, aucun moyen d'envisager les rejoindre).

Il me reste juste à digérer...

Je vais me renseigner sur les lois de l'édition pour voir si il y a "moyen de moyenner" quelque chose avec un éditeur français ou étranger, mais d'après les correspondances que j'ai eues hier soir avec l'agent américain, toute forme de collaboration est négative.

Suggestion?

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Les messages que vous avez laissés après le précédent billet m'ont énormément touchée, même si, comme je le disais, il était bien question de continuer, malgré les doutes. Je suis entrain de répondre personnellement à chacun/une. Bon dimanche à tous!

16 mars 2011

Pour elle**

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Le soleil ** le doute ** sur tout, sur le fait de bloguer** suspendue aux nouvelles du Japon, dire ici devient si dérisoire** pourquoi écrire dans cet espace ** une partie de mon quotidien dévoilé au monde ** qu'est-ce que l'autre, mon prochain, celui qui est derrière l'écran, en fait **cette famille qui n'a pas répondu à l'appel ** ils  trouveraient des réponses ici**la douleur d'être ignorée d'eux** et puis, au bout de mon chemin, ma boîte aux lettres ** et puis, dans cette boîte, une enveloppe manuscrite qui m'est adressée ** et puis, dans cette enveloppe, un petit mot d'une lectrice précieuse qui visite ce blog** avec laquelle un lien amical et sincère se tisse ** avec ce mot, un dépliant sur une exposition de peinture, des scènes qui lui faisaient penser à ce qu'elle trouve ici **pour l'atmosphère étrange et magnifique qui se dégage de cette peinture, écrivait-elle** alors, rien que pour cela, pour elle et pour les autres qui y trouvent une nourriture, je veux bien continuer à publier **

Bale_segantini_03_0cliquer sur l'image pour l'exposition

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cliquer sur l'image pour l'exposition

 

 

12 mars 2011

Sakura

 

SAKURA

Rouler... Ecouter ce récit sur la vie et l'oeuvre de Liszt... Sa gloire puis son dépouillement le plus total, comprendre cela,

ne pas savoir encore, pour le Japon...

Penser à mes parents, en écoutant "rêve d'amour", cette pièce que mon père jouait aussi, je crois me souvenir... Les musiques  qu'ils écoutaient le soir, ils étaient jeunes, nous étions petits, nous étions peut-être amis, sont entrées dans mon âme à tout jamais. Verser quelques larmes, celles qui sortent lorsqu'une situation ne nous permet plus d'être en relation,  se sentir impuissants, en espèrant, priant même, qu'il sera possible de se parler en vérité, en tendresse, avant le grand départ,

ne pas savoir encore, pour le Japon...

Rentrer de la ville, après avoir rempli mon coffre de bons légumes et autres victuailles pour la semaine et puis s'arrêter voir Julien, nouveau-né, si fragile, mettre ma main près de la sienne, lui, si petit, saisissant mon doigt, lui, ouvrant les yeux et me regardant, longuement, puis s'assoupissant, tranquillement,

ne pas savoir encore, pour le Japon...

Arrivée à la maison, il m'a raconté, il écoute la radio toute la journée sur ses chantiers, j'étais pressée, il fallait faire le repas du soir, les enfants avaient faim, moi aussi,

ne pas prendre le temps, pour penser au Japon...

J'ai dormi, milles incohérences occupaient mon esprit, approcher un nouveau-né, toujours troublant, pour mon ventre, qui ne portera plus de bébé,

oubliant, de penser au Japon...

Ce matin, je l'ai entendu me parler de cette centrale nucléaire, d'un nouveau Tchernobyl possible, de son souvenir de sa deuxième fille qui, en ce temps-là, allait naître alors qu'ils jardinaient avec sa compagne, je les ai imaginés, jeunes, portant la vie, inquiets quant aux conséquences de ce nuage qui sûrement, allait arriver jusqu'à eux.  Je n'ai d'abord pas aimé cette mémoire évoquée, un couple dont le vécu parfois me blesse, réussi pourtant à le faire taire, mon nombril, qui s'est soudain senti tout bête lorsque je lui ai ordonné de se ratatiner dans sa coquille,

J'ai bien voulu accueillir l'inacceptable, pour le Japon...

Après avoir consulté les médias, j'ai repris ma journée, mais tout était différent. Chaque geste rempli d'une pensée pour eux, pour ce que qu'ils ne peuvent pas faire aujourd'hui, cuisiner dans la paix, s'occuper de leur maison, la rendre jolie ou simplement s'y reposer, entendre leurs enfants rire ou se disputer, chaque seconde de vie, je l'ai savourée. J'ai senti cette évidence, cette responsabilité aussi d'être heureux, là tout de suite, sans désirer autre chose, un "autrement" ou un "ailleurs". J'ai mesuré la fragilité d'être en vie, d'avoir un toit et un repas, d'être avec ceux que j'aime autour de moi,

simplement et pleinement vivre, pour le Japon...

 

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10 mars 2011

Impasse

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Il faisait beau, l'autre jour. Je me suis dit, "elle a raison après tout", je peux à la fois être maman ET peindre... Je peux être kaléïdoskopique, pour reprendre son expression. Alors j'ai tout sorti, les pinceaux, les papiers, les toiles, je me suis motivée aussi en regardant le blog de Joséphine (institutrice à la retraite qui donne des tas d'idées, de pistes, d'expériences partagées pour pratiquer les arts visuels avec les enfants). Nous avons peint, face au paysage, face au soleil, les cheveux dans le vent. J'ai pensé que je pouvais, comme ça, retrouver les gestes, retrouver ma source et que je serai satisfaite, au bout du compte, de cette après-midi picturale, la petite affairée et moi, reprenant mon travail. Très chère et généreuse lectrice, je me suis aperçue que cela ne m'est pas possible, ce n'est pas ainsi pour tous. Trop entière, excessive, exigeante aussi, j'ai besoin de m'engager totalement et je persiste et signe, de mon côté, que je ne peux pas être à la fois peintre ET maman. Vois-tu, chère amie, j'ai besoin d'un engagement total dans ce que je fais, dans une création, de continuité aussi dans une activité, d' "entrer" dans le sujet corps et âme.  Ma tâche de maman ne me laisse aucun espace pour développer cette part. C'est cela que je voulais exprimer l'autre jour. Je ne peux pas me kaléïdoskoper parce que les journées ont 24heures avec une part de sommeil, parce qu'il n'y a aucune structure dans mon environnement pour me séparer de ma petite quelques heures (halte-garderie réservée à d'autres que nous isolés, nounous surchargées etc...). Et crois-moi, chère amie, que cela est parfois très douloureux et même angoissant. Que restera-t-il de moi après? Je continue donc cette tranche de mon gâteau, qui se terminera bien un jour, sous peine de devenir indigeste. Et je la déguste parce qu'elle est aussi très douce et savoureuse.

Peins, petite... je t'accompagne!

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Dors, petite, je veille sur toi...

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Et j'attends mon heure en admirant ta beauté, ta vivacité.

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8 mars 2011

Aline, Anne, Aminata, Béatrice, Bénédicte,

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Aline, Anne, Aminata,  Béatrice, Bénédicte, Blanche, Catherine, Capucine, Colombine, Daphnée, Danielle, Dourimba, Elisabeth, Estelle, Elodie, France, Fabienne, Fatima, Georgette, Géraldine, Gabrielle, Hélène, Hanah, Honorine, Isabelle, Isidore, Iona, Justine, Joséphine, Jasmine, Kadiatou, Kassandra, Kenza, Léontine, Leila, Lorelei, Malika, Miryam, Mamou, Nadia, Nora, Niame, Ophélie, Olga, Océane, Patricia, Priscilla, Pauline, Pearl, Queen, Qapriska, Q'ném, Roxane, Reine, Randa, Safia, Salomé, Salimatou, Tiphaine, Tali, Tatiana, Ursula, Upiké, Urilia, Virginia, Vanille, Vicky, Wanda, Wiem, Wassila, Xébié, Xara, Xylophonia, Yelena, Yuna, Yolaine, Zoé, Zelia, Zeynep et toutes les autres...

Je n'ai rien su vous dire aujourd'hui,

Juste pensé beaucoup à vous...

 

Le 8 mars, offrir, regarder, porter une fleur de, planter des mimosas.

 merci d'avoir répondu à mon invitation: Brizou  et ses images de mimosas 

Laetitia et son texte dédié à  "Vitalie-mimosa", écrit en commentaire.

"Les ouvrières d'une usine de textile se mirent en grève pour protester contre les terribles conditions de travail auxquelles elles étaient soumises. Le 8 Mars, le mouvement se pourvuivant, le propriétaire de l'usine fit bloquer toutes les issues pour empêcher les ouvrières de sortir. Cent-vingt-neuf femmes (la plupart des jeunes femmes d'origine italienne et juive de l'Europe de l'Est, y compris des filles de 12-13 ans), prisonnières des lieux, périrent dans un incendie épouvantable. Peu après, ce triste événement a donné naissance à une série de commémorations : cantonnées dans un premier temps aux Etats-unis, ces célébrations se répandirent partout dans le monde, jusqu'à consacrer le 8 mars comme la journée de toutes les femmes. Le choix du mimosa comme symbole de cette fête nous vient de Rome : en 1946, à la fin de la guerre, la journée de la Femme fait son entrée en Italie. Décision fut prise de sélectionner une fleur, à porter à la boutonnière, pour symboliser cette date et facile à trouver à cette période de l'année : les mimosas , qui étaient en fleur à Rome, furent choisis. Depuis, le symbole de la journée de la Femme est le mimosa, et c'est en mars qu'il est à l'apogée de sa splendeur". info touvée ici et .

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Une envie de bonne heure
  • la bonne heure est chaque heure et que d'aucune heure on ne peut dire qu'elle n'est pas la bonne. C'est une bon(ne) heur(e) parce que je la soulève dans mes bras. Je la prends à moi. "N'oublie pas les chevaux écumants du passé" de Christiane Singer.
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